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NON une vertèbre ne se déplace pas. EXPLICATION

UNE VERTÈBRE NE SE DÉPLACE PAS !

Ceci est un abus de langage.  Explication ici :

Les douleurs au dos sont comme on dit le « mal du siècle ». Les facteurs déclencheurs sont nombreux. Cependant beaucoup de praticiens utilisent le raccourci de la « vertèbre déplacée ». 

Les sensations ne mènent pas forcément à une vérité scientifique, et nous conduisent parfois à des conclusions hâtives et des concepts faux.

Un peu d’anatomie :

L’anatomie de la colonne vertébrale révèle une mécanique exceptionnelle dotée des qualités antagonistes que sont la stabilité et une grande mobilité. Les vertèbres s’articulent entre elles grâce à un double système :

Des disques intervertébraux à l’avant et des articulations à l’arrière : Les articulations, appelées articulaires postérieures, sont mobiles, et c’est à leur niveau que le craquement survient lors des manipulations vertébrales. Les vertèbres sont reliées entre elles par un maillage ligamentaire riche et puissant empêchant tout « déplacement ».   

articulation vertebre

Le système ligamentaire qui assure le lien entre les vertèbres est fortement serré, ce qui rend impossible tout déplacement de ces dernières.Seul un traumatisme violent et grave peut déplacer une vertèbre. Il s’agit alors d’un urgence chirurgicale car dans les vertèbres siège la moelle épinière qui risquerait ainsi d’être gravement lésée.

En revanche, vous pouvez sentir un blocage résultant de tensions/contractions de petits muscles profonds de la colonne vertébrale empêchant tout mouvement d’une ou plusieurs articulations.  

Prenons l’exemple des doigts : Ils ne sont pas déplacés, pourtant il est facile de se les craquer. On n’a alors rien « replacé ». Je vous renvoie sur cet article pour le fameux « crac » : Le bruit quand ça craque

                                                                           

Joris ALCARAZ ostéopathe sur Montpellier – osteo-herault.com

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Le bruit quand ça craque

Le « craquement » ,

on a tous ressenti cette sensation de craquement articulaire dans nos doigts, notre cou … De manière volontaire pour certains, ou sur de simples mouvements spontanés pour d’autres. Ce phénomène, parfois spectaculaire est considéré pour certain comme un signe de l’efficacité d’un ostéopathe, est en réalité réducteur et faux.

 

Mais quel est le mécanisme à l’origine de ce bruit ?

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Tout d’abord est-ce mauvais pour l’articulation de le faire à répétition ?                  

Le débat n’est pas totalement clos mais les études tendent à démontrer que ce n’est pas le cas. En effet, en 2011, une étude a été menée sur plus de 200 personnes afin de comparer les articulations de personnes les faisant régulièrement craquer et celles d’autres ne le faisant pas du tout. Au final, l’equipe de scientifiques de la Uniformed Services University of Health Services menée par Kevin de Weber a conclu que les premiers n’avaient pas un risque plus important d’arthrose que les autres. D’autres études sont parvenues à une conclusion similaire. À l’heure actuelle les scientifiques s’accordent à dire que se faire craquer les doigts ou une autre articulation n’a pas d’effet sur le risque d’arthrose ou d’arthrite.

De plus, il existe plusieurs types de craquement :

  • le craquement que l’on produit quand on fait claquer ses doigts. Ce bruit articulaire ne se reproduit que de temps en temps. Il n’est pas reproductible à l’infini comme dans d’autres mouvements. Il semble que ce soit le même bruit articulaire quand un sujet se fait « craquer les vertèbres », que ce soit les cervicales ou les lombaires.
  • le craquement qui se passe dans une articulation quand le sujet effectue un mouvement. Ce bruit articulaire se reproduit la plupart du temps à chaque mouvement. Exemple : les craquements au niveau du genou dans le mouvement de flexion en charge, ou le bruit dans les chevilles au moment des mouvements de circumduction. Ici, il s’agit de craquements tendineux. En homéopathie, on dit qu’un terrain « acide » provoque des craquements, notamment dans les hanches! (cette hypothèse n’a jamais été confirmée).
  • Le craquement du thérapeute quand il manipule une vertèbre avec une technique structurelle.

 

Il est important de comprendre que le « bruit articulaire », le fameux « clok », n’a aucune vertue thérapeutique même s’il peut s’accompagner, dans certains cas, d’une sensation de bien-être. L’action thérapeutique provient de la remise en mouvement d’une articulation dont la mobilité réduite a été corrigée. Durant la manœuvre correctrice, un « bruit articulaire » peut ou non se faire entendre. La manœuvre correctrice est réussie si l’articulation retrouve sa mobilité articulaire et non pas en fonction de l’importance du « Clok ».

 

Mais du coup quel est le mécanisme à l’origine de ce bruit ?

Nous ne parlerons ici que de deux sortes de craquements : le craquement effectué par le sujet avec ses doigts et celui provoqué par un geste thérapeutique.

Une équipe internationale de l’université de l’Alberta, au Canada, a utilisé la technique de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour filmer le craquement en direct.

Leur conclusion ? Le bruit est provoqué par l’apparition rapide d’une cavité dans l’articulation dite synoviale, qui se remplit alors de gaz. « C’est comme la création d’un vide. » explique Greg Kawchuk, un professeur ayant mené les recherches. «Une fois que les os se séparent soudainement, il n’y a plus de fluide synovial pour remplir l’espace. Donc une cavité apparaît et c’est cela qui est associé au son. »

 

Le craquement est la conséquence de la compression puis de la décompression rapide du gaz articulaire présent dans la synovie, consécutive à la mobilisation de l’articulation. L’articulation ne pourra produire aucun autre craquement avant que les bulles ne disparaissent et que le gaz soit complètement dissous, soit une durée d’environ 20 à 30 minutes.

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Cliquer sur l’image pour voir la vidéo

En bref, c’est un phénomène de cavitation, tout comme la bouteille de soda qui était sous pression, lorsque vous l’ouvrez, vous entendez le bruit caractéristique des bulles qui éclatent. Quand les os s’écartent l’espace synovial s’agrandit, la pression chute et les gaz dissous s’echappent !

 

Sources : http://www.osteopathie-france.net/   http://www.lemonde.fr

5 étirements à connaitre contre les cervicalgies

Les cervicalgies sont des douleurs au niveau du cou entraînant des difficultés à bouger la tête. Les douleurs peuvent s’irradier sur les épaules (mais aussi dans un ou deux bras sous la forme de trajet nerveux, on parlera alors de cervico-brachialgie ).

Les douleurs peuvent aussi s’irradier vers le haut entraînant des maux de tête, ou vers le bas entraînant des douleurs entre les omoplates.

Les causes peuvent être diverses selon le type de cervicalgies :

  • Anxiété
  • mauvaise position :on parlera alors souvent de torticolis.
  • L’arthrose
  • activité sportive ou professionnelle

Mais dans des cas plus grave, suite à un traumatisme :

  • entorse cervicale
  • coup du lapin

 

Voici 5 étirements pouvant vous aider lors d’une crise, ou pour prévenir les douleurs :

Étirements n°1 :

Cet étirement va concerner le trapèze. Un muscle qui s’étend de votre tête à votre épaule et jusqu’au milieu de votre dos. Souvent en cause dans des cervicalgies dû à un geste brusque.

  • Position assise ou debout
  • les épaules enroulées vers l’avant
  • Attrapez votre tête, en augmentant petit à petit sur votre respiration la flexion de tête

Variante : Sans se servir de vos bras, utilisez le poids de votre tête pour travailler le trapèze en la laissant tomber complètement. Pour augmenter le relâchement, n’hésitez pas à faire ça sous la douche, en laissant couler l’eau chaude le long de votre cou et de votre dos.

detente trapeze ostepathe montpellier

Étirement n°2 :

Encore un étirement sur le trapèze. Prenons l’exemple du trapèze droit :

  • Position debout
  • inclinez votre tête du côté gauche
  • Attrapez en arrière, avec votre main gauche votre poignet droit. Là, gérez l’étirement vous-même avec votre bras gauche, en augmentant ou en diminuant la traction.

 

detente trapeze

Etirement n°3 :

 

Cet étirement va principalement concerner le SCOM ( Le sterno-cléido-occipito-mastoïdien ). Un muscle qui va faire le lien entre votre crâne, votre clavicule et votre sternum ; Il va servir dans la flexion, la rotation et l’inclinaison de tête. C’est LE muscle du torticolis. La partie antérieure du trapèze va aussi être sollicitée dans cette position.

Prenons le Scom droit, le but est simplement d’incliner votre tête pour augmenter l’étirement :

  • debout ou assis
  • laissez tomber votre épaule droite
  • avec votre main gauche, agrippez votre tête et inclinez là à gauche

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Etirement n°4 :

On reste sur le même muscle (SCOM Droit ), mais cette fois on va jouer avec la rotation :

  • Posez votre main droite sur le menton
  • Votre main gauche va agripper votre coude droit, et c’est cette main qui va gérer l’étirement.
  • Là, jouez avec la rotation de tête pour augmenter ou diminuer l’étirement.

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Etirement n° 5 :

On va plutôt parler d’exercice dans ce 5ème point plutôt que d’étirement :

  • Bras ballants, les épaules détendues
  • Commencez par réaliser un cercle avec vos épaules. Toujours partir vers le haut et l’avant pour le début du cercle. Faites une vingtaine de petits mouvements : soit les deux épaules en même temps soit une par une.

detente epaule

Pensez surtout à bien vous étirer le matin, en bougeant les bras le dos … Pour permettre de réoxygéner le muscle et le tonifier.

Joris ALCARAZ ostéopathe sur Montpellierosteo-herault.com

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