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NON une vertèbre ne se déplace pas. EXPLICATION

UNE VERTÈBRE NE SE DÉPLACE PAS !

Ceci est un abus de langage.  Explication ici :

Les douleurs au dos sont comme on dit le « mal du siècle ». Les facteurs déclencheurs sont nombreux. Cependant beaucoup de praticiens utilisent le raccourci de la « vertèbre déplacée ». 

Les sensations ne mènent pas forcément à une vérité scientifique, et nous conduisent parfois à des conclusions hâtives et des concepts faux.

Un peu d’anatomie :

L’anatomie de la colonne vertébrale révèle une mécanique exceptionnelle dotée des qualités antagonistes que sont la stabilité et une grande mobilité. Les vertèbres s’articulent entre elles grâce à un double système :

Des disques intervertébraux à l’avant et des articulations à l’arrière : Les articulations, appelées articulaires postérieures, sont mobiles, et c’est à leur niveau que le craquement survient lors des manipulations vertébrales. Les vertèbres sont reliées entre elles par un maillage ligamentaire riche et puissant empêchant tout « déplacement ».   

articulation vertebre

Le système ligamentaire qui assure le lien entre les vertèbres est fortement serré, ce qui rend impossible tout déplacement de ces dernières.Seul un traumatisme violent et grave peut déplacer une vertèbre. Il s’agit alors d’un urgence chirurgicale car dans les vertèbres siège la moelle épinière qui risquerait ainsi d’être gravement lésée.

En revanche, vous pouvez sentir un blocage résultant de tensions/contractions de petits muscles profonds de la colonne vertébrale empêchant tout mouvement d’une ou plusieurs articulations.  

Prenons l’exemple des doigts : Ils ne sont pas déplacés, pourtant il est facile de se les craquer. On n’a alors rien « replacé ». Je vous renvoie sur cet article pour le fameux « crac » : Le bruit quand ça craque

                                                                           

Joris ALCARAZ ostéopathe sur Montpellier – osteo-herault.com

06 61 57 59 12

Le bruit quand ça craque

Le « craquement » ,

on a tous ressenti cette sensation de craquement articulaire dans nos doigts, notre cou … De manière volontaire pour certains, ou sur de simples mouvements spontanés pour d’autres. Ce phénomène, parfois spectaculaire est considéré pour certain comme un signe de l’efficacité d’un ostéopathe, est en réalité réducteur et faux.

 

Mais quel est le mécanisme à l’origine de ce bruit ?

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Tout d’abord est-ce mauvais pour l’articulation de le faire à répétition ?                  

Le débat n’est pas totalement clos mais les études tendent à démontrer que ce n’est pas le cas. En effet, en 2011, une étude a été menée sur plus de 200 personnes afin de comparer les articulations de personnes les faisant régulièrement craquer et celles d’autres ne le faisant pas du tout. Au final, l’equipe de scientifiques de la Uniformed Services University of Health Services menée par Kevin de Weber a conclu que les premiers n’avaient pas un risque plus important d’arthrose que les autres. D’autres études sont parvenues à une conclusion similaire. À l’heure actuelle les scientifiques s’accordent à dire que se faire craquer les doigts ou une autre articulation n’a pas d’effet sur le risque d’arthrose ou d’arthrite.

De plus, il existe plusieurs types de craquement :

  • le craquement que l’on produit quand on fait claquer ses doigts. Ce bruit articulaire ne se reproduit que de temps en temps. Il n’est pas reproductible à l’infini comme dans d’autres mouvements. Il semble que ce soit le même bruit articulaire quand un sujet se fait « craquer les vertèbres », que ce soit les cervicales ou les lombaires.
  • le craquement qui se passe dans une articulation quand le sujet effectue un mouvement. Ce bruit articulaire se reproduit la plupart du temps à chaque mouvement. Exemple : les craquements au niveau du genou dans le mouvement de flexion en charge, ou le bruit dans les chevilles au moment des mouvements de circumduction. Ici, il s’agit de craquements tendineux. En homéopathie, on dit qu’un terrain « acide » provoque des craquements, notamment dans les hanches! (cette hypothèse n’a jamais été confirmée).
  • Le craquement du thérapeute quand il manipule une vertèbre avec une technique structurelle.

 

Il est important de comprendre que le « bruit articulaire », le fameux « clok », n’a aucune vertue thérapeutique même s’il peut s’accompagner, dans certains cas, d’une sensation de bien-être. L’action thérapeutique provient de la remise en mouvement d’une articulation dont la mobilité réduite a été corrigée. Durant la manœuvre correctrice, un « bruit articulaire » peut ou non se faire entendre. La manœuvre correctrice est réussie si l’articulation retrouve sa mobilité articulaire et non pas en fonction de l’importance du « Clok ».

 

Mais du coup quel est le mécanisme à l’origine de ce bruit ?

Nous ne parlerons ici que de deux sortes de craquements : le craquement effectué par le sujet avec ses doigts et celui provoqué par un geste thérapeutique.

Une équipe internationale de l’université de l’Alberta, au Canada, a utilisé la technique de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour filmer le craquement en direct.

Leur conclusion ? Le bruit est provoqué par l’apparition rapide d’une cavité dans l’articulation dite synoviale, qui se remplit alors de gaz. « C’est comme la création d’un vide. » explique Greg Kawchuk, un professeur ayant mené les recherches. «Une fois que les os se séparent soudainement, il n’y a plus de fluide synovial pour remplir l’espace. Donc une cavité apparaît et c’est cela qui est associé au son. »

 

Le craquement est la conséquence de la compression puis de la décompression rapide du gaz articulaire présent dans la synovie, consécutive à la mobilisation de l’articulation. L’articulation ne pourra produire aucun autre craquement avant que les bulles ne disparaissent et que le gaz soit complètement dissous, soit une durée d’environ 20 à 30 minutes.

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Cliquer sur l’image pour voir la vidéo

En bref, c’est un phénomène de cavitation, tout comme la bouteille de soda qui était sous pression, lorsque vous l’ouvrez, vous entendez le bruit caractéristique des bulles qui éclatent. Quand les os s’écartent l’espace synovial s’agrandit, la pression chute et les gaz dissous s’echappent !

 

Sources : http://www.osteopathie-france.net/   http://www.lemonde.fr