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Medecine non conventionnelle

Le bruit quand ça craque

Le « craquement » ,

on a tous ressenti cette sensation de craquement articulaire dans nos doigts, notre cou … De manière volontaire pour certains, ou sur de simples mouvements spontanés pour d’autres. Ce phénomène, parfois spectaculaire est considéré pour certain comme un signe de l’efficacité d’un ostéopathe, est en réalité réducteur et faux.

 

Mais quel est le mécanisme à l’origine de ce bruit ?

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Tout d’abord est-ce mauvais pour l’articulation de le faire à répétition ?                  

Le débat n’est pas totalement clos mais les études tendent à démontrer que ce n’est pas le cas. En effet, en 2011, une étude a été menée sur plus de 200 personnes afin de comparer les articulations de personnes les faisant régulièrement craquer et celles d’autres ne le faisant pas du tout. Au final, l’equipe de scientifiques de la Uniformed Services University of Health Services menée par Kevin de Weber a conclu que les premiers n’avaient pas un risque plus important d’arthrose que les autres. D’autres études sont parvenues à une conclusion similaire. À l’heure actuelle les scientifiques s’accordent à dire que se faire craquer les doigts ou une autre articulation n’a pas d’effet sur le risque d’arthrose ou d’arthrite.

De plus, il existe plusieurs types de craquement :

  • le craquement que l’on produit quand on fait claquer ses doigts. Ce bruit articulaire ne se reproduit que de temps en temps. Il n’est pas reproductible à l’infini comme dans d’autres mouvements. Il semble que ce soit le même bruit articulaire quand un sujet se fait « craquer les vertèbres », que ce soit les cervicales ou les lombaires.
  • le craquement qui se passe dans une articulation quand le sujet effectue un mouvement. Ce bruit articulaire se reproduit la plupart du temps à chaque mouvement. Exemple : les craquements au niveau du genou dans le mouvement de flexion en charge, ou le bruit dans les chevilles au moment des mouvements de circumduction. Ici, il s’agit de craquements tendineux. En homéopathie, on dit qu’un terrain « acide » provoque des craquements, notamment dans les hanches! (cette hypothèse n’a jamais été confirmée).
  • Le craquement du thérapeute quand il manipule une vertèbre avec une technique structurelle.

 

Il est important de comprendre que le « bruit articulaire », le fameux « clok », n’a aucune vertue thérapeutique même s’il peut s’accompagner, dans certains cas, d’une sensation de bien-être. L’action thérapeutique provient de la remise en mouvement d’une articulation dont la mobilité réduite a été corrigée. Durant la manœuvre correctrice, un « bruit articulaire » peut ou non se faire entendre. La manœuvre correctrice est réussie si l’articulation retrouve sa mobilité articulaire et non pas en fonction de l’importance du « Clok ».

 

Mais du coup quel est le mécanisme à l’origine de ce bruit ?

Nous ne parlerons ici que de deux sortes de craquements : le craquement effectué par le sujet avec ses doigts et celui provoqué par un geste thérapeutique.

Une équipe internationale de l’université de l’Alberta, au Canada, a utilisé la technique de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour filmer le craquement en direct.

Leur conclusion ? Le bruit est provoqué par l’apparition rapide d’une cavité dans l’articulation dite synoviale, qui se remplit alors de gaz. « C’est comme la création d’un vide. » explique Greg Kawchuk, un professeur ayant mené les recherches. «Une fois que les os se séparent soudainement, il n’y a plus de fluide synovial pour remplir l’espace. Donc une cavité apparaît et c’est cela qui est associé au son. »

 

Le craquement est la conséquence de la compression puis de la décompression rapide du gaz articulaire présent dans la synovie, consécutive à la mobilisation de l’articulation. L’articulation ne pourra produire aucun autre craquement avant que les bulles ne disparaissent et que le gaz soit complètement dissous, soit une durée d’environ 20 à 30 minutes.

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Cliquer sur l’image pour voir la vidéo

En bref, c’est un phénomène de cavitation, tout comme la bouteille de soda qui était sous pression, lorsque vous l’ouvrez, vous entendez le bruit caractéristique des bulles qui éclatent. Quand les os s’écartent l’espace synovial s’agrandit, la pression chute et les gaz dissous s’echappent !

 

Sources : http://www.osteopathie-france.net/   http://www.lemonde.fr

5 étirements à connaitre contre les cervicalgies

Les cervicalgies sont des douleurs au niveau du cou entraînant des difficultés à bouger la tête. Les douleurs peuvent s’irradier sur les épaules (mais aussi dans un ou deux bras sous la forme de trajet nerveux, on parlera alors de cervico-brachialgie ).

Les douleurs peuvent aussi s’irradier vers le haut entraînant des maux de tête, ou vers le bas entraînant des douleurs entre les omoplates.

Les causes peuvent être diverses selon le type de cervicalgies :

  • Anxiété
  • mauvaise position :on parlera alors souvent de torticolis.
  • L’arthrose
  • activité sportive ou professionnelle

Mais dans des cas plus grave, suite à un traumatisme :

  • entorse cervicale
  • coup du lapin

 

Voici 5 étirements pouvant vous aider lors d’une crise, ou pour prévenir les douleurs :

Étirements n°1 :

Cet étirement va concerner le trapèze. Un muscle qui s’étend de votre tête à votre épaule et jusqu’au milieu de votre dos. Souvent en cause dans des cervicalgies dû à un geste brusque.

  • Position assise ou debout
  • les épaules enroulées vers l’avant
  • Attrapez votre tête, en augmentant petit à petit sur votre respiration la flexion de tête

Variante : Sans se servir de vos bras, utilisez le poids de votre tête pour travailler le trapèze en la laissant tomber complètement. Pour augmenter le relâchement, n’hésitez pas à faire ça sous la douche, en laissant couler l’eau chaude le long de votre cou et de votre dos.

detente trapeze ostepathe montpellier

Étirement n°2 :

Encore un étirement sur le trapèze. Prenons l’exemple du trapèze droit :

  • Position debout
  • inclinez votre tête du côté gauche
  • Attrapez en arrière, avec votre main gauche votre poignet droit. Là, gérez l’étirement vous-même avec votre bras gauche, en augmentant ou en diminuant la traction.

 

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Etirement n°3 :

 

Cet étirement va principalement concerner le SCOM ( Le sterno-cléido-occipito-mastoïdien ). Un muscle qui va faire le lien entre votre crâne, votre clavicule et votre sternum ; Il va servir dans la flexion, la rotation et l’inclinaison de tête. C’est LE muscle du torticolis. La partie antérieure du trapèze va aussi être sollicitée dans cette position.

Prenons le Scom droit, le but est simplement d’incliner votre tête pour augmenter l’étirement :

  • debout ou assis
  • laissez tomber votre épaule droite
  • avec votre main gauche, agrippez votre tête et inclinez là à gauche

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Etirement n°4 :

On reste sur le même muscle (SCOM Droit ), mais cette fois on va jouer avec la rotation :

  • Posez votre main droite sur le menton
  • Votre main gauche va agripper votre coude droit, et c’est cette main qui va gérer l’étirement.
  • Là, jouez avec la rotation de tête pour augmenter ou diminuer l’étirement.

detente scom ostepathe montpellier

Etirement n° 5 :

On va plutôt parler d’exercice dans ce 5ème point plutôt que d’étirement :

  • Bras ballants, les épaules détendues
  • Commencez par réaliser un cercle avec vos épaules. Toujours partir vers le haut et l’avant pour le début du cercle. Faites une vingtaine de petits mouvements : soit les deux épaules en même temps soit une par une.

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Pensez surtout à bien vous étirer le matin, en bougeant les bras le dos … Pour permettre de réoxygéner le muscle et le tonifier.

Joris ALCARAZ ostéopathe sur Montpellierosteo-herault.com

06 61 57 59 12

4 raisons de manger des noix et graines oléagineuses

Noix de Grenoble ou de pécan, amandes, noisettes, graines de lin… voici pourquoi il faudrait en manger régulièrement.  (article Lanutrition.fr)

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Les noix, c’est tout bon. Ainsi une grande étude récente conduite aux Pays-Bas depuis 1986 auprès de 120000 participants confirme le lien entre la consommation de noix de toutes sortes y compris cacahuètes et le risque de mortalité. Les hommes et les femmes qui consomment au moins 10 grammes de noix et cacahuètes chaque jour ont un risque de décès plus faible que celles qui n’en consomment pas (cette protection n’est pas retrouvée pour le beurre de cacahuètes). La réduction de risque est particulièrement forte pour les maladies respiratoires, neurodégénératives et le diabète, devant le cancer et les maladies cardiovasculaires.

Elles renferment de bonnes graisses

Les oléagineux sont naturellement riches en acides gras mono-insaturés. Ils sont également riches en acides gras polyinsaturés, mais à l’exception des graines de lin et de chia, des noix de Grenoble, les oléagineux apportent plus d’oméga-6 que d’oméga-3. Malgré tout, consommés régulièrement, ils sont bons pour la santé cardiovasculaire, comme en témoignent de nombreuses études.

Elles sont riches en protéines

Comme les légumineuses, les oléagineux contiennent entre 10 et 25 g de protéines pour 100 g, c’est-à-dire plus que certaines viandes ou poissons.
Toutefois, ils manquent généralement de lysine, méthionine et cystine, trois acides aminés essentiels. Une petite portion de légumineuses ou de protéines animales suffira à fournir les acides aminés manquants. C’est la cacahuète qui remporte la palme de la teneur en protéines des graines et noix avec près de 30 g pour 100 g (ou près de 10 g par portion). Elle est suivie de l’amande qui avec 25,4 g/100 g apporte suffisamment de protéines par portion (7,5 g) pour pouvoir prétendre remplacer une partie de protéines animales consommées chaque jour.

Lire : On peut manger des noix chaque jour sans prendre un gramme

Elles représentent une bonne source de fibres

Graines et noix renferment des fibres, surtout insolubles, en proportions variables (4-12 %), qui facilitent le transit intestinal et diminuent le risque de cancer du côlon chez les femmes. La palme revient aux graines de lin avec 27,9 g de fibres pour 100 g. L’amande non blanchie est la championne des fibres parmi les fruits à coque avec 12,6 g/100 g soit environ 3,2 g pour une portion de 20 amandes. Après l’amande, c’est la pistache qui contient le plus de fibres avec 10,6 g/100 g.

C’est quoi une portion de noix ou de graines oléagineuses ?
Aliment Portion
Noix 8 noix (25 g)
Amande 20 amandes (25 g)
Noisette 25 noisettes (30 g)
Noix du Brésil 8 noix (25 g)
Noix de cajou 20 noix (30 g)
Pistache 45 pistaches (30 g)
Cacahuète 45 cacahuètes (30 g)

Elles ont une bonne densité nutritionnelle

Les noix et graines oléagineuses apportent des quantités conséquentes de vitamines B1, B2, E, de calcium, magnésium, phosphore, potassium, zinc, sélénium, mais aussi de fibres, avec des teneurs qui vont de 3 à 8 g de fibres pour 100 g. Plusieurs études associent une consommation régulière d’oléagineux à une diminution du risque de diabète de type 2 et de cancer du côlon chez la femme.
Pour le magnésium, privilégiez la noix du Brésil, la noix de cajou et l’amande. Si vous manquez de potassium, ruez-vous sur les amandes. Pour le calcium, amandes, noisettes et noix du Brésil figurent dans le trio de tête. La noix du Brésil contient aussi beaucoup de sélénium, un antioxydant important.
Enfin si vous manquez de fer, tournez-vous vers la noisette, la noix de cajou et la noix de Macadamia.

Nature ou grillées ?
Les versions grillées sont un peu moins intéressantes dans la mesure où elles peuvent apporter des composés appelés produits de glycation avancés (AGE), directement responsables du vieillissement. Les versions salées sont à éviter.

Article de Lanutrition.fr